Meeting du 29 avril à Bercy
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Nikon D100 - Tamron 17-50/2.8
Le texte : à suivre, je suis encore sous le choc
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Il est 13h… J'hésite.
J'y vais, j'y vais pas ?
Aux infos, les détails de l'organisation du meeting du POPB laissent imaginer peu de liberté à pouvoir photographier. Plus de 20 000 personnes sont attendues : un service d'ordre très musclé filtre à chaque entrée avec portique de sécurité.
J'y vais, j'y vais pas ?
Allez hop, une piémontaise avalée, et je saute dans le bus 24 qui me dépose au pied du POPB, devenu depuis plusieurs semaines le temple de la harangue.
La foule est présente, des légions de tee-shrit bleus s'aplatissent contre les portes du temple. Les cerbères, comme prévu, filtrent les entrées par paquet de 20 personnes. Il fait chaud, les têtes rougissent, les coudes s'entrechoquent, les pieds piétinent, la sueur coule. Il fait orageux, les tee-shirt bleus s'agacent et s'en prennent rapidement aux tee-shirts noirs :
Une dame en bleu avec le slogan "tout est possible" :
- "C'était quand même bien mieux organisé pour Johnny Haliday !…"
Un homme en chemise blanche et lunettes noires :
- "Quelle bande de crétins, incompétents… laissez nous entrer !! C'est scandaleux…"
Un homme âgé avec un mouchoir sur la tête :
- "C'est une honte !…
Une vieille dame tremblante :
-"Messieurs ?! Messieurs ?!… S'il vous plait ), S'il vous plait messieurs ??… Je suis du Comité de Versaiiiiilles, vous me comprenez ??…"
L'homme en tee-shirt noir qui lui répond :
- "Et ben moi je suis du Comité de Belleville ! alors vous attendez, comme tout le monde !"…
Bref, je comprends très vite que je ne pourrai pas pénétrer pour assister à la grande messe et que je serai pas le seul. Je me résigne et rebrousse chemin à travers les tee-shirts bleus :
On me demande :
- "Vous abandonnez ?"
Je réponds :
- "Non, j'improvise !"
Enfin de l'air !
Je prends du recul, observe le flux de la militance bleu-blanc-rouge… Je repère quelques spécimen qui ne pourront pas en être et dire plus tard "j'y étais…", je prépare mes appareils (un Nikon D100 et un Leica m6) et je commence à photographier tandis que sur l'écran géant, successivement, Bigard éructe, Genest bave, Montagné beugle.
J'ai photographié une heure et suis parti triste.
Triste d'avoir été confronté à la France de demain, à la France qui se lève tôt.

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Nikon D100 - Tamron 17-50/2.8
Le texte : à suivre, je suis encore sous le choc
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Il est 13h… J'hésite.
J'y vais, j'y vais pas ?
Aux infos, les détails de l'organisation du meeting du POPB laissent imaginer peu de liberté à pouvoir photographier. Plus de 20 000 personnes sont attendues : un service d'ordre très musclé filtre à chaque entrée avec portique de sécurité.
J'y vais, j'y vais pas ?
Allez hop, une piémontaise avalée, et je saute dans le bus 24 qui me dépose au pied du POPB, devenu depuis plusieurs semaines le temple de la harangue.
La foule est présente, des légions de tee-shrit bleus s'aplatissent contre les portes du temple. Les cerbères, comme prévu, filtrent les entrées par paquet de 20 personnes. Il fait chaud, les têtes rougissent, les coudes s'entrechoquent, les pieds piétinent, la sueur coule. Il fait orageux, les tee-shirt bleus s'agacent et s'en prennent rapidement aux tee-shirts noirs :
Une dame en bleu avec le slogan "tout est possible" :
- "C'était quand même bien mieux organisé pour Johnny Haliday !…"
Un homme en chemise blanche et lunettes noires :
- "Quelle bande de crétins, incompétents… laissez nous entrer !! C'est scandaleux…"
Un homme âgé avec un mouchoir sur la tête :
- "C'est une honte !…
Une vieille dame tremblante :
-"Messieurs ?! Messieurs ?!… S'il vous plait ), S'il vous plait messieurs ??… Je suis du Comité de Versaiiiiilles, vous me comprenez ??…"
L'homme en tee-shirt noir qui lui répond :
- "Et ben moi je suis du Comité de Belleville ! alors vous attendez, comme tout le monde !"…
Bref, je comprends très vite que je ne pourrai pas pénétrer pour assister à la grande messe et que je serai pas le seul. Je me résigne et rebrousse chemin à travers les tee-shirts bleus :
On me demande :
- "Vous abandonnez ?"
Je réponds :
- "Non, j'improvise !"
Enfin de l'air !
Je prends du recul, observe le flux de la militance bleu-blanc-rouge… Je repère quelques spécimen qui ne pourront pas en être et dire plus tard "j'y étais…", je prépare mes appareils (un Nikon D100 et un Leica m6) et je commence à photographier tandis que sur l'écran géant, successivement, Bigard éructe, Genest bave, Montagné beugle.
J'ai photographié une heure et suis parti triste.
Triste d'avoir été confronté à la France de demain, à la France qui se lève tôt.